mercredi 26 octobre 2011

*Le syndrome de Paris*

Je l'admets: je suis complètement dépassée par les événements.
Certes, la semaine de la mode parisienne est terminée depuis une petite éternité mais je me dois de contribuer à l'idéalisation de la Ville Lumière.
Revenons donc en images sur les défilés qui m'ont marquée.


Karl Lagerfeld a transformé le Grand Palais en féerique monde sous-marin pour présenter la collection printemps-été 2012 de Chanel. Les mannequins défilaient sur les notes de "What the Water gave me" interprétée par Florence Welch. Cette dernière est apparue, telle la Venus de Botticelli, dans la conque d'un coquillage.


Karl Lagerfeld a signé une collection empreinte de modernité et de légèreté tout en intégrant les codes chers à la maison Chanel.


Des coquillages faisaient office de minis sacs à main.

Les cheveux et corps des mannequins étaient ornés de ravissantes perles.


Peter Copping a signé pour Nina Ricci une collection composée d'élégantes silhouettes influencées par le travail textile de Zina de Plagny. Les tenues étaient rehaussées de couvre-chefs inspirés des années soixante.



Stella Mc Cartney, quant à elle, a fait s'affronter les imprimés en tous genres dans une combinaison de robes féminines et de tenues androgynes.



Les créateurs Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli ont présenté pour Valentino une collection
oscillant entre sophistication et innocence. La femme Valentino se vêt aussi bien de courtes robes
en cuir brodées que de longues robes en dentelle blanche, jaune, rose ou rouge selon son humeur.



L'été prochain, la femme Lanvin sera bipolaire. Son coeur balancera entre des robes aériennes aux tissus
précieux et des tenues aux coupes affûtées avec des épaules marquées. Le tout sera agrémenté de bijoux
ornementaux.


Et enfin, le meilleur pour la fin: le défilé Louis Vuitton dont la mise en scène m'a littéralement enchantée. Les mannequins défilaient autour d'un carrousel blanc après être élégamment descendues de leurs montures.
Leur tour de piste avait pour fond sonore l'envoûtante musique Suspiria de Goblin.
Marc Jacobs n'aurait pas pu plus me contenter.
La collection, féminine à souhait, était composée de silhouettes sages inspirées des années soixante.


©The Sartorialist

Pour regarder la vidéo du manège enchanté, cliquez ici.

Photos via Style.com

P.S: Ce week-end, le Salon du Vintage s'installe à la cité de la Mode et du Design. On clique ici pour toutes les infos.

vendredi 14 octobre 2011

*Mambo Italiano*

Afin de remédier à la nostalgie des chants d'amour de l'Italie, envolons nous à Milano.
Les collections printemps-été 2012 des créateurs italiens ont été plus qu'enthousiasmantes.

Retour en images sur les défilés clés.


Raf Simons, le directeur artistique de Jil Sander, a décliné le blanc virginal pour sa collection d'été 2012. L'épure des vêtements, qui est la quête du Graal du créateur, est remarquablement réussie. La femme Jil Sander se voit dessiner une silhouette nouvelle à la frontière entre l'infirmière et la vierge post-moderne.


Moschino a signé une collection inspirée par la culture espagnole.
Cette influence se ressent dans les tenues féminisées de toreros où un riche travail sur les matières a été accompli.
Autre clou de la collection: les coiffes fleuries dans la droite lignée de celles portées par Frida Kahlo.


Les femmes Prada se glissent à nouveau dans des robes années cinquante, rendues rafraîchissantes par des teintes pastels et des imprimés automobiles.


Pour leur nouvelle collection d'été, les créateurs Domenico Dolce & Stefano Gabbana ont voulu "capturer tout ce qui fait la beauté de l'Italie".

Sur fond sonore de Mambo Italiano chanté par Sofia Loren, les mannequins défilent dans des robes années cinquante aux imprimés potager (tomates, poivrons etc), des jupes fourreaux de coton crocheté et des bloomers fleuris.
Leurs tenues nocturnes sont rebrodées de brillantes pierres. Un véritable travail d'exception.


Photos via Style.com

*London Circus*

Faisons un petit tour de piste des podiums londoniens qui ont accompli leur habituel lot d'audace.


Tout d'abord, le défilé Burberry, à savoir le show le plus attendu de la saison à Londres. Christopher Bailey, le créateur de la marque, a su réinventer la demoiselle Burberry. Cette dernière continue à s'envelopper dans ses traditionnels trenchs mais n'hésite pas à les assortir de robes à imprimés ethniques.




Jonathan Saunders, à la recherche d'ultra-féminité, a présenté des silhouettes largement inspirées par les années cinquante.
Ses silhouettes exploraient la tension entre les vêtements convenables et indécents. La femme Saunders gambade aussi bien vêtues de jupes à la longueur chaste que de pyjamas et déshabillés en soie.


Mary Katrantzou, a présenté une collection riche en imprimés et haute en couleurs. Par la redondance d'imprimés, la créatrice a voulu établir un parallèle entre les répétitions présentes dans la nature et les productions en série de nos sociétés.


Nicole Fahri, a présenté des silhouettes structurées aux couleurs tape-à-l'oeil. Pour preuve, la simple mais efficace robe jaune canari ci-dessous.


Influencé par un récent voyage en Indonésie, Peter Pilotto a signé une collection incluant une récurrence d'imprimés aquatiques.
Le principal attrait de sa collection sont les robes sur lesquelles le créateur a incorporé un effet visuel surnommé "the X effect".
Ce détail de fabrication charme l'oeil et donne l'impression d'une taille encore plus fine. N'est-ce point magi-fique ?


Photos via Style.com